Maladies tropicales négligées

L’Ordre de Malte France développe ses activités de santé dans le domaine des maladies tropicales négligées (MTN), qui sont des maladies tropicales fréquentes au sein des populations à faible revenu dans les régions en développement d'Afrique, d'Asie et d'Amérique.

En Afrique subsaharienne, l'impact de l'ensemble de ces pathologies est comparable au paludisme et à la tuberculose. Ces maladies sont causées par divers agents pathogènes, les parasites helminthes ou protozoaires, mais également les virus et les bactéries.

Dix-sept maladies tropicales négligées ont été priorisées par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ces maladies sont considérées comme endémiques dans 149 pays, affectant plus de 1 milliard de personnes dont plus de 500 millions d'enfants. Elles ont provoqué 142 000 décès en 2013, chiffre en baisse par rapport aux 204 000 décès en 1990.

Parmi ces dix-sept maladies deux sont ciblées pour être éradiquées prochainement :

  • la dracunculose (ou falariose de Médine)
  • le pian

Quatre sont ciblées pour être éliminées d’ici à 2020:

  • le trachome
  • la maladie du sommeil
  • la lèpre
  • la filariose lymphatique

L’Ordre de Malte intervient plus particulièrement dans la lèpre et l’ulcère de Buruli ainsi que le pian en république du Congo et les filarioses lymphatiques au Mozambique.

La Lèpre

L’Ordre de Malte France agit dans de nombreux pays pour lutter contre la maladie. Ses actions associent à la fois le dépistage, le diagnostic, le traitement et la prise en charge des séquelles de la lèpre.

Il intervient ainsi dans 17 pays : Asie (Cambodge, Inde, Laos, Vietnam), Afrique (Bénin, Cameroun, République de Centrafrique, Egypte, Gabon, Guinée, Mali, Maroc, Mauritanie, Mozambique, Niger, Sénégal) et Brésil.

La maladie

La lèpre est une maladie infectieuse chronique provoquée par le bacille Mycobacterium leprae. C’est une maladie évoluant très lentement (de 2 à 20 ans d'incubation) et qui affecte principalement la peau, les nerfs périphériques, les muqueuses des voies aériennes supérieures et les yeux.

C’est une maladie de la misère et de l’exclusion.

La lèpre est une maladie dont on peut guérir et le traitement à un stade précoce permet d’éviter les incapacités.

Le traitement consiste en une polychimiothérapie (PCT) peu onéreuse et qui a fait ses preuves : plus de 14 millions de malades ont été guéris depuis 1982 (source OMS). Néanmoins, la lèpre n’est pas encore vaincue pour 2 raisons :

  • un dépistage difficile dans des pays pauvres en infrastructures sanitaires, où les déplacements de populations sont fréquents
  • un temps d’incubation silencieuse pouvant durer plusieurs années.

Quelques chiffres

  • Les chiffres recueillis dans 103 pays des 5 régions de l'OMS montrent que près de 180 618 personnes étaient infectées fin 2013, et que 215 656 nouveaux cas environ avaient été notifiés.
  • La lèpre reste endémique dans plus de 100 pays dont le Cameroun, le Gabon, la Guinée, Madagascar, la République Démocratique du Congo, le Sénégal, l’Inde, le Cambodge, le Laos, le Vietnam, la Chine et le Brésil.
Source : OMS 2014

L’ulcère de Buruli

L’Ordre de Malte France participe activement depuis 2010 au programme national de lutte contre l’ulcère de Buruli en Moyenne Guinée - Guinée Conakry. De nombreux enfants atteints de cette affection sont également soignés dans les centres de santé aidés par l’Ordre de Malte France, notamment en Côte d’Ivoire.

La maladie

L’Ulcère de Buruli est présent essentiellement en Afrique de l’Ouest, principalement dans les zones tropicales humides et atteint surtout les enfants de moins de 15 ans.

Il résulte de l’infection par Mycobacterium ulcerans, un micro-organisme appartenant à la famille des bactéries responsables de la tuberculose et de la lèpre. L’ulcère de Buruli est une infection chronique provoquant une destruction de la peau et des tissus avec des ulcérations étendues situées en général sur les jambes ou sur les bras et pouvant entraîner des déformations et des incapacités permanentes.

La maladie est une source de handicap moteur et d'invalidité importante en Afrique. Le diagnostic et le traitement précoces sont les seuls moyens pour réduire au maximum la morbidité et éviter les incapacités.

Le traitement repose sur une antibiothérapie prolongée (streptomycine et rifampicine) et sur l'excision chirurgicale de l'ulcère et la greffe cutanée réparatrice en cas de lésions avancées.

Quelques chiffres

  • L’ulcère de Buruli a été signalé dans 33 pays d’Afrique, des Amériques, d’Asie et du Pacifique. 15 de ces pays rapportent régulièrement des données à l’OMS.
  • Certains pays en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale – le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana et la République démocratique du Congo – notifient la majorité des cas.
  • En 2014, 12 des 15 pays ont signalé près de 2200 nouveaux cas à l’OMS, soit une diminution de plus de 50% du nombre de cas par rapport à 2009, année où 5000 cas ont été rapportés.
Source : OMS 2014

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