Alzheimer : quelles prises en charge ?

Quelles prises en charge pour la maladie d'Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est une pathologie qui affecte tous les aspects de la vie d’une personne et touche environ 90 000 personnes selon l‘Inserm. C’est la raison pour laquelle, il est essentiel d’apporter une prise en charge du patient dans sa globalité. À l’Ordre de Malte France, nous avons à cœur de proposer un accompagnement multidimensionnel aux personnes atteintes de démence et de maladies neurodégénératives. Focus sur les possibilités de prises en charge de la maladie d’Alzheimer.

Prise en charge financière de l’Alzheimer

La personne touchée par la maladie d’Alzheimer se voit devenir progressivement dépendante de son entourage du fait de troubles du comportement et des fonctions cognitives. Sachant que l’Alzheimer survient en moyenne aux alentours de 73 ans, les symptômes de la maladie s’ajoutent à la perte d’autonomie due au vieillissement. Du fait de cette situation complexe, l’entourage de la personne peut se sentir démuni et ne pas savoir quoi mettre en place pour pallier les besoins du proche.

Pourtant, il existe un processus de prise en charge proposé par la c. Il concerne aussi bien les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer que l’entourage aidant.

Puisque la maladie d’Alzheimer impacte la vie de la personne et notamment la possibilité d’obtenir des ressources stables, des aides  financières sont proposées. La Prestation de Compensation du Handicap et l’Allocation Personnalisée d’Autonomie en font partie. En général, il est possible d’en faire la demande directement à la mairie de la commune de résidence de la personne malade ou bien à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).

 

Prise en charge médicale

Côté traitements, même si les recherches continuent, les médicaments existants visent principalement à diminuer les symptômes de la maladie d’Alzheimer.

Certains traitements médicamenteux permettent d’atténuer les effets durant les premiers stades de la maladie mais ne permettent pas d’arrêter son évolution. D’autres traitements sont à privilégier lorsque l’Alzheimer en est à un stade plus avancé.

Les thérapies médicamenteuses ne sont prescriptibles que par des médecins spécifiques comme un gériatre ou un neurologue. Néanmoins, au moindre signe précurseur, vous pouvez tout à fait vous orienter vers un médecin traitant qui saura vous guider dans les démarches à effectuer.

Les thérapies non médicamenteuses sont de plus en plus utilisées notamment au sein des EHPAD de l’Ordre de Malte France. Il s’agit de proposer un accompagnement ciblé sur le maintien des capacités cognitives, physiques et émotionnelles. Pour ce faire, divers ateliers sont mis en place.

 

Prise en charge de l’environnement de la personne

Une personne est jugée dépendante d’autrui de par son incapacité à subvenir à ses besoins. En partant de ce postulat, on peut préserver l’autonomie d’une personne atteinte d’Alzheimer en aménageant son environnement.

 

Adapter le lieu de vie de la personne atteinte d’Alzheimer

Que la personne jouisse d’un maintien à domicile ou d’un hébergement en accueil de jour, le fonctionnement est le même : il convient d’adapter le mobilier pour qu’elle puisse se mouvoir le plus possible sans aide extérieure.

Bon à savoir : l’adaptation du logement peut être prise en charge financièrement à l’aide de la Prestation de Compensation du Handicap. Cette aide financière permet entre autres de louer du matériel comme un lit médicalisé ou un fauteuil ergonomique mais également installer une douche à l’italienne et des WC surélevés par exemple.

Plus simplement, faciliter les déplacements peut s’apparenter à :

  • retirer les tapis susceptibles de produire une chute
  • mettre le nom des salles sur les portes pour faciliter le repérage dans l’espace
  • poser un tapis antidérapant dans la baignoire ou la douche
  • acheter des chaussons antidérapants à bout rond pour limiter les accidents
  • augmenter la luminosité d’une pièce pour que la personne ne se blesse pas
  • coller des petites lampes LED dans le couloir qui mène au WC pour simplifier l’accès durant la nuit

Tout dans l’environnement de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, ou d’une maladie apparentée, doit être adapté au maximum pour maintenir son autonomie le plus longtemps possible. Dans les EHPAD de l’Ordre de Malte France, chacun des espaces de vie est pensé et réfléchi pour permettre aux personnes âgées de se déplacer où elles le souhaitent, sans accroc.

 

Quand les aidants ont droit à leur propre prise en charge

L’environnement de la personne âgée atteinte d’Alzheimer, c’est aussi son entourage social. Les aidants familiaux sont soumis à une pression quotidienne très forte en dépit de leur grande motivation. Prendre en charge les soins d’une personne souffrant de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, c’est souvent mettre sa vie personnelle entre parenthèses. Pourtant, les personnes aidantes ont besoin de temps pour souffler, se détendre et reprendre des forces afin d’accompagner au mieux leur proche. On ne peut aider l’autre qu’en sachant s’aider soi-même. C’est pourquoi l’Ordre de Malte France intervient auprès des aidants familiaux pour les soutenir.

 

Prise en charge en hébergements

Lorsqu’une personne de votre famille est diagnostiquée comme malade d’Alzheimer, il est essentiel de réfléchir à son lieu de vie. Est-elle en capacité de continuer à évoluer dans son domicile personnel sans se mettre en danger ? Ou vaut-il mieux qu’il y ait une présence continue à ses côtés ? Le dilemme du maintien au domicile familial ou de l’accueil de jour prend place. Il existe différents types d’hébergements destinés à l’accueil des personnes âgées atteintes d’Alzheimer ou de maladies apparentées : accueils de jour en EHPAD, services de soins infirmiers à domicile, aide à domicile ou encore hébergements temporaires, etc.

Pour vous accompagner dans ce choix complexe, vous pouvez vous tourner vers l’Ordre de Malte France. Formées aux enjeux quotidiens de la personne malade, nos équipes spécialisées Alzheimer vous orientent vers la solution la plus adaptée en fonction de l’évolution de la maladie.

Apporter de la dignité à la personne accueillie est l’une de nos priorités, c’est la raison pour laquelle nous réfléchissons ensemble à la solution d’hébergement la plus adaptée pour la personne malade.

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