Maison d’Ulysse, les résidents reprennent leurs quartiers !

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Cyril, l’un des éducateurs spécialisés de la Maison d’Ulysse, avec l’un des résidents qu’il accompagne au quotidien

Faciliter la circulation des résidents, bénéficier d’espaces intérieurs et extérieurs favorisant l’autonomie et le bien-être… c’était tout l’enjeu des travaux qui ont suivi l’incendie dont a été victime une bonne partie de la Maison d’Ulysse, située à Bullion (78), fin 2018. Aujourd’hui, ce foyer d’accueil médicalisé dédié aux personnes vivant avec autisme reprend une vie normale, après plus de 2 ans et demi d’absence de toutes les personnes qui en font son ADN.

Le 22 octobre 2018, le bâtiment sur rue, qui abrite une partie des chambres, prenait feu. Les résidents avaient alors immédiatement été évacués, pour la plupart chez leurs familles. Plusieurs semaines plus tard, ils étaient accueillis au centre hospitalier de Plaisir, à une trentaine de kilomètres de là.

En ce vendredi 8 octobre, presque 3 ans jour pour jour après le drame, tous ces souvenirs difficiles sont encore frais, mais bel et bien derrière. En présence de Yann Baggio, ancien président et actuel membre du conseil d’administration de l’Ordre de Malte France et de Charles de Chabot, Directeur général de l’association, parents, personnels, résidents, bénévoles et salariés de l’association se sont réunis à l’occasion de l’inauguration des bâtiments rénovés. « Nous sommes très contents que Matthieu ait pu revenir ici », confie Glenn, le père de ce résident de la Maison d’Ulysse. « Les nouveaux aménagements changent beaucoup de choses », poursuit-il.

Des espaces revisités pour apaiser les résidents…

Destinés au départ à rénover uniquement les bâtiments endommagés, les travaux ont été étendus à l’ensemble de l’établissement, à la fois pour les espaces intérieurs, comme pour les extérieurs. Les résidents ont ainsi la possibilité d’aller et venir comme ils le veulent dans l’enceinte de l’établissement, grâce au soutien du Comité National Coordination Action Handicap (CCAH) et de Malakoff Humanis.

Dans chaque unité, chacun dispose de son propre accès à sa chambre (ce qui n’était pas le cas auparavant). Des espaces communs (salon, cuisine…) ont été installés. Une salle de balnéothérapie et une autre de kinésithérapie ont aussi été aménagées, au même étage que la chambre destinée à accueillir les parents qui ne peuvent plus recevoir leurs enfants chez eux.

 Alexis, l’un des résidents de la Maison d’Ulysse, dans sa chambre.

Dehors, alors qu’il n’y avait qu’un jardin ordinaire auparavant, il existe désormais, dans le prolongement de ce dernier, un espace consacré aux animaux (ânes, poules, chèvres…). Les résidents peuvent ainsi bénéficier de séances de médiation animale, une thérapie dont les bienfaits ne sont plus à prouver. Une autre partie du jardin est dédiée à la permaculture. « On met les mains dans la terre, on prend le temps… », raconte Dorothée, en charge de cet espace accolé à la forêt avoisinante. « Cela met les résidents en confiance », ajoute-t-elle. La permaculture joue ainsi un rôle fondamental dans le processus d’inclusion

Charlotte, comme de nombreux autres résidents de la Maison d’Ulysse, est apaisée au contact des animaux

… et aider le travail des équipes

Parmi le personnel de santé, certains étaient là le jour de l’incendie. Cyril, éducateur spécialisé, raconte que la période passée à Plaisir n’a pas toujours été facile. Pourtant, il en est tout de même ressorti du positif. « À Plaisir, nous avons pu mettre des choses en place pour le retour à Bullion », souligne-t-il. Pendant cette période d’entre-deux, la priorité des équipes a consisté à maintenir le niveau d’autonomie des résidents. De retour à Bullion, il s’agit désormais de développer, sur la durée, les capacités de chacun.

La permaculture intègre les résidents de la Maison d’Ulysse dans une démarche de confiance et d’estime de soi

« Grâce à tous ces nouveaux aménagements, on sent que les résidents vont mieux, qu’ils veulent dialoguer avec nous », se réjouit Annie, éducatrice spécialisée. « Nous sommes là pour les encourager à devenir acteurs de leurs vies ». Cela passe par la communication à la fois verbale et non-verbale, en grande partie, mais aussi par les espaces rénovés, permettant d’approfondir leurs compétences et leurs aptitudes, etc. « Nous avons tous une dimension thérapeutique ici », conclut Agnès Legrand la psychologue de l’établissement. « Notre travail consiste à encourager l’autonomie, en nous appuyant notamment sur l’environnement immédiat des résidents ».

Un projet de verger doit voir le jour dans quelque temps. Vingt-huit pommiers, un par résident, seront plantés. Un nouvel espace vert qui s’inscrira dans la démarche globale de l’établissement.

 

Autre symbole fort de cette belle journée, six résidents ont été confirmés par Monseigneur Luc Crépy. Cette célébration a eu lieu dans le jardin de l’établissement, devant l’oratoire construit très récemment.

Six résidents ont été confirmés par Monseigneur Luc Crépy.

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