Chaque année, le 13 septembre, la Journée mondiale du legs invite chacun à réfléchir à la manière dont il souhaite transmettre ce qui a compté dans sa vie, à travers son testament. Pour l’Ordre de Malte France, cette journée est l’occasion de rappeler que le legs n’est pas seulement un acte juridique : c’est une manière de faire vivre ses valeurs au-delà du temps.
Derrière chaque legs, il y a une histoire, un parcours, une gratitude, parfois une vie entière tournée vers les autres. Et souvent, il y a un lien intime, tissé au fil des années, entre une personne et l’association.
Parmi ces histoires, celle d’Anne Gauthier occupe une place singulière. À 62 ans, elle regarde son parcours avec une forme d’évidence : l’Ordre de Malte France a accompagné sa vie, et elle a accompagné la sienne. Tout commence dans son enfance, en Dordogne. Son père, engagé auprès de la délégation locale, l’emmène participer aux quêtes pour les lépreux. Elle a dix ou douze ans, et déjà le sentiment de faire partie d’une œuvre qui la dépasse. Quelques années plus tard, c’est encore son père qui l’encourage à rejoindre le pèlerinage de Lourdes organisé par l’Ordre de Malte France. Elle hésite, puis accepte. Nous sommes en 1985. Elle étudie pour devenir infirmière. Et ce premier pèlerinage marque un tournant.
Son engagement ne s’arrête pas là. Devenue puéricultrice, elle nourrit le rêve de partir en mission humanitaire. Le destin lui sourit : l’Ordre de Malte France cherche des puéricultrices pour ouvrir sa maternité à Bethléem où elle passe plusieurs mois avant de revenir en France
L’histoire de ma vie est profondément liée à celle de l’Ordre de Malte France. Cette belle association m’a offert tant de possibilités dans ma vie.
Célibataire et sans enfant, Anne a souhaité que son engagement se poursuive après elle. En rédigeant son testament, elle a choisi de léguer son appartement et l’ensemble de ses biens à l’Ordre de Malte France, tout en gratifiant ses neveux et nièces par des legs particuliers. Pour elle, ce geste n’a rien d’un renoncement : il est une manière de remercier, de rendre, de prolonger. « C’était une évidence pour moi, explique-t-elle. Je voulais rendre à l’Ordre de Malte France tout ce qu’il m’a donné. »
Après le décès de ses parents, elle a souhaité organiser sa succession pour éviter les conflits et clarifier ses volontés. Elle a pris contact avec son notaire et avec Vincent Lazzarin, Responsable Relations Testateurs de l’Ordre de Malte France. Tous deux l’ont accompagnée, conseillée, guidée. « Il n’est jamais trop tôt pour bien faire et préparer sa succession. Une fois que c’est fait, on est serein. Et dans mon cas, au vu de tout ce qu’il m’a apporté et de ce qu’il apporte aux autres… c’est vraiment les yeux fermés que je lègue à l’Ordre de Malte France. »
L’Ordre de Malte France, reconnu d’utilité publique depuis 1928, est habilité à recevoir des legs totalement exonérés de droits de succession. Chaque transmission, qu’elle soit modeste ou importante, permet de soutenir les actions de l’association : accompagner les personnes isolées, accueillir les plus fragiles, former les secouristes, soutenir les projets humanitaires en France et à l’étranger. Le legs n’est ni réservé aux grandes fortunes, ni complexe. Il s’agit d’un acte de générosité profondément humain, qui permet de prolonger son engagement au-delà de sa vie.
Pour l’Ordre de Malte France, les legs représentent une ressource essentielle, pérenne et non fléchée. Ils permettent d’accompagner les personnes isolées, d’accueillir les plus fragiles, de former les secouristes et de soutenir les projets humanitaires en France et à l’étranger.
« Les legs occupent une place essentielle dans nos ressources : ils nous permettent de maintenir nos actions auprès des personnes les plus fragiles, d’ouvrir de nouveaux projets et de garantir la continuité de notre mission hospitalière. Nous tenons à exprimer toute notre gratitude envers celles et ceux qui choisissent de transmettre une part de leur patrimoine à l’Ordre de Malte France. Derrière chaque legs, il y a une histoire, une confiance, un engagement qui nous touche profondément et qui nous oblige. », conclut Vincent Lazzarin.
Si l’histoire d’Anne résonne avec la vôtre, ou si vous souhaitez partager votre propre lien avec l’Ordre de Malte France, vous pouvez contacter : Vincent Lazzarin – Responsable Relations Testateurs
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