Un an après la première maraude pédestre lancée à Clichy en bordure de Paris, dans la délégation des Hauts-de-Seine, le responsable de cette belle activité de solidarité, Jacques-Henri d’Harcourt, témoigne.
Bénévole engagé depuis 10 ans au sein de l’Ordre de Malte France – sur le Fleuron Saint-Jean, puis à travers les maraudes au départ du siège de l’association, et aussi lors de petits-déjeuners – Jacques-Henri d’Harcourt avait acquis une expérience solide du terrain avant d’imaginer monter une maraude pédestre à Clichy, la ville où il vit dans les Hauts-de-Seine (92).
Début 2025, motivé par des discussions menées avec le prêtre de sa paroisse, le bénévole décide de se lancer dans une nouvelle aventure : monter une équipe de bénévoles pour marauder dans Clichy avec l’Ordre de Malte France.

A Clichy, une quinzaine de bénévoles se relaie pour assurer la maraude tout au long de l’année
Crédit photo : Florian Garcia / Ordre de Malte France
Depuis, trois lundis par mois, de 20h à 22h, une équipe de 3 bénévoles (en moyenne) arpente les rues de la ville, à la rencontre des personnes sans-abri. Avec le presbytère comme point de départ, les bénévoles adoptent à chaque tournée le même itinéraire, équipés de leurs thermos de thé, de café et de soupe, des bouteilles d’eau, des biscuits secs… A chaque maraude, les bénévoles rencontrent 8 à 10 personnes.
« Cela permet de mettre notre foi en pratique. Nous n’avons pas vocation à sauver des vies, mais nous apportons un peu de chaleur humaine », affirme Jacques-Henri d’Harcourt.
Aujourd’hui, une quinzaine de bénévoles se relaie pour assurer la maraude tout au long de l’année, sauf au mois d’août.

Apporter une écoute et de la chaleur humaine est essentiel pour nouer un lien avec les personnes rencontrées dans la rue.
Crédit photo : Florian Garcia / Ordre de Malte France
Les personnes sans-abri à qui les bénévoles viennent en aide se trouvent toujours aux mêmes endroits, bien identifiés par les maraudeurs. « Au fil du temps, nous avons tissé quelques liens avec certains. On commence à en connaître quelques-uns », souligne le responsable de l’activité », qui constate que le fait de porter la chasuble aux couleurs de l’association aide.
« Franchement, c’est sympa d’être là, alors que vous avez autre chose à faire de vos soirées », leur a déjà dit un homme sans-abri.
Comment agir avec nous ?