Lorsqu’on prépare sa succession, il est fréquent de s’interroger sur les marges de liberté dont on dispose pour organiser la transmission de ses biens, et notamment sur la possibilité de déshériter un proche. En France, la loi encadre strictement la répartition successorale afin de protéger certains héritiers, tout en laissant une marge de liberté au testateur. Comprendre la différence entre réserve héréditaire et quotité disponible permet d’organiser sa transmission en toute sérénité, dans le respect de la loi.
Par protection de la loi française, on ne peut pas déshériter ses enfants ni son conjoint survivant (sauf dans quelques cas rares d’exception) : ils représentent des héritiers réservataires et reçoivent une part minimale appelée réserve héréditaire. La part restante du patrimoine, nommée quotité disponible, peut être librement transmise à d’autres personnes ou à une association reconnue d’utilité publique comme l’Ordre de Malte France, par testament ou donation de son vivant.
En matière de succession, la loi distingue la réserve héréditaire, portion destinée aux héritiers protégés et la quotité disponible, qui peut être attribuée librement.
Cette réserve empêche qu’un enfant ou un conjoint survivant soit totalement privé d’héritage. En revanche, le testateur est libre d’attribuer à sa guise la quotité disponible.
La réserve héréditaire varie selon la composition familiale : plus le nombre d’enfants est élevé, plus la quotité disponible (autrement dit, la part dont on peut disposer librement) se réduit.
Exemple de répartition :

Exemple concret :
Si le défunt laisse deux enfants, chacun doit recevoir au moins un tiers du patrimoine. Le reste (un tiers) constitue la quotité disponible.
En droit français, il est impossible de déshériter ses enfants : ils bénéficient d’une part minimale appelée réserve héréditaire.
Toute disposition testamentaire qui porterait atteinte à cette part protégée peut être contestée par les héritiers lésés.
Les enfants dont la filiation est juridiquement établie sont considérés comme héritiers réservataires. En l’absence d’enfant, le conjoint survivant marié bénéficie d’une protection spécifique : la loi lui réserve au minimum un quart du patrimoine en pleine propriété (article 914-1 du Code civil).
Cette règle vise à garantir la transmission d’un minimum de biens au sein de la famille proche.
Certains membres de la famille ne peuvent donc jamais être déshérités (sauf dans de rares cas détaillés plus loin dans cet article) :
En revanche, la loi permet d’avantager certains bénéficiaires par rapport à d’autres.
À savoir : L’assurance-vie est un levier puissant pour répartir plus librement votre capital, car elle permet de transmettre des sommes en dehors du cadre successoral. Elle est dite “Hors-successions”. Toutefois, elle n’est pas un blanc-seing pour faire fi de la réserve héréditaire : si les versements sont jugés excessifs, la loi pourra contraindre le bénéficiaire à restituer une partie des fonds pour rétablir les droits des héritiers protégés.
Ces dispositifs permettent d’exprimer sa volonté sans enfreindre la protection prévue par la loi.
À savoir : L’Ordre de Malte France informe et accompagne les donateurs sur les règles successorales en France et les possibilités de transmission, dans le respect de la loi.

La perte du droit d’hériter est exceptionnelle : elle n’intervient que dans de rares cas, prévus par le Code civil et doit être prononcée par un juge.
L’indignité entraîne l’exclusion d’un héritier de la succession lorsqu’il a commis une faute grave envers le défunt.
Selon l’article 726 du Code civil, est déclaré indigne « l’héritier condamné pour avoir donné ou tenté de donner la mort au défunt » ou pour d’autres actes de violence ou de fraude graves.
Un héritier peut être écarté du partage lorsqu’il n’est pas identifié, en cas de disparition non déclarée ou selon certaines lois étrangères applicables.
Même si le fait de renoncer ne représente pas une perte subie, un héritier peut aussi renoncer volontairement à la succession, notamment s’il ne souhaite pas supporter les dettes du défunt. Ce renoncement se fait par déclaration au greffe du tribunal judiciaire du dernier domicile du défunt.
Enfin, il est également possible de renoncer à sa part simplement parce qu’on considère ne pas en avoir besoin ou pour effectuer un geste solidaire, par anticipation, pour s’effacer au bénéfice d’une association.

Chacun peut décider de convertir une partie de son héritage en instrument de solidarité, en favorisant une œuvre d’intérêt général comme l’association Ordre de Malte France.
Faire un legs ou désigner l’Ordre de Malte France bénéficiaire d’une assurance-vie permet de soutenir dans le temps une cause qui nous est chère.
Notre service Relations Testateurs est à votre écoute pour vous informer et vous accompagner, en toute confidentialité, dans la préparation de votre succession.
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