Solidarité - Publié le 05/02/2018 Lecture 3 min

Rencontre avec Myriam, bénévole des petits-déjeuners de Saint-Brieuc

Bonjour Myriam, parlez-nous un peu de vous !
J’ai 36 ans, je suis mère de trois enfants et, depuis une dizaine d’années, je suis coiffeuse de personnalités politiques.

Pourquoi avoir choisi de faire du bénévolat ?
Mon métier m’amenait à participer à des événements, pour suivre mes clients. Quand je ressortais de ces « super » soirées, où tout semblait facile, j’étais toujours très choquée du contraste existant entre cet univers et le monde de la rue, où des gens ont du mal à vivre et meurent parfois. Cette réalité me sautait aux yeux et me rendait mal à l’aise. J’ai alors décidé de proposer bénévolement mes services.

Oui, mais en utilisant au maximum vos compétences professionnelles !
En effet. Ma grand-mère disait toujours que la dignité, c’était d’être bien chaussé et… bien coiffé ! Je trouve qu’elle avait tout à fait raison. Les personnes sans-abri se désintéressent du regard des autres, qui n’est pas toujours positif, et donc de leur propre image. Elles se replient sur elles-mêmes et ne font plus attention à leur apparence. Pour moi, qu’elles puissent de nouveau se regarder dans un miroir, c’est vraiment la base de la dignité !

Quand avez-vous commencé ?
Il y a quelques années, en déplacement à Paris, j’avais croisé une équipe du SAMU social et je leur avais proposé mes services. Ils avaient trouvé ma proposition un peu surprenante mais avaient vite été convaincus. J’ai ensuite beaucoup déménagé et, chaque fois, j’ai relancé cette activité. Arrivée à Saint-Brieuc, je suis tombée par hasard sur la page facebook de la délégation, qui recherchait des bénévoles pour l’aide aux plus démunis. Je les ai rejoints en novembre dernier quand ils ont redémarré les petits déjeuners.

C’est important pour vous, le bénévolat ?
Oh oui ! Peut-être que cela permet de moins culpabiliser sur son quotidien… J’estime que j’ai beaucoup de chance dans la vie, alors donner deux heures de mon temps par semaine, ce n’est pas énorme !

Comment se passe votre travail dans la rue ?
Ce n’est pas toujours facile, les personnes à la rue sont blessées et elles estiment souvent que leur côté « non présentable » est normal. Etre trop « présentable », c’est rentrer dans un moule qu’elles ont quitté et qui leur fait peur… C’est compliqué de leur rendre leur image, il faut les convaincre. Mais après, la plupart se regardent dans les rétros des voitures et me disent : « Ah, j’ai une bonne tête ! » En changeant de coiffure, certains ont l’impression de renaître.

Et avec l’équipe de l’Ordre de Malte France ?
Je suis ravie d’avoir intégré cette super équipe. L’ambiance est géniale, on rit beaucoup, c’est très détendu. En plus, les personnes sans abri s’en rendent compte et apprécient.

2018 02 08 coiffeuse saint Brieuc

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