Thierry Lion a pris la direction de l’Hospitalité Internationale début décembre. Comme Nathalie de Lacoste dans le dernier numéro, il a bien voulu se prêter au jeu des trois questions/réponses pour se présenter.
J’ai passé une partie de mon enfance et mon bac au Sénégal. De retour en France, j’ai intégré Saint-Cyr en 1981. J’ai ensuite mené une carrière « classique » d’officier d’infanterie, dont un tiers en unités opérationnelles, un tiers en états-majors centraux à Paris et un tiers en états-majors opérationnels et écoles. Outre l’Afghanistan, je connais bien l’Afrique où j’ai été envoyé plusieurs fois en missions, notamment en 2019-2021, comme commandant adjoint des forces des Nations Unies en République Démocratique du Congo. J’ai ensuite quitté l’armée et été un an consultant en stratégie et défense. Puis l’Ordre de Malte France m’a proposé ce poste… Problème : j’habite Vannes et je ne voulais plus repartir en région parisienne. C’est – entre autres – mon fils prêtre qui m’a poussé à accepter en me disant que l’œuvre était vraiment utile !
Pour tout vous avouer, je connaissais ses actions en France (petits déjeuners, maraudes, secourisme…) mais… beaucoup moins à l’international ! Je découvre aujourd’hui de l’intérieur ce milieu associatif que j’ai côtoyé comme militaire sur le terrain, où nous travaillions beaucoup avec des ONG. Je suis heureux de mettre mes compétences au service d’une association dont je partage les valeurs.
Je suis impressionné par le travail réalisé dans nos hôpitaux en Afrique : ce sont de beaux outils de transfert de l’expertise acquise par l’association depuis des siècles, par exemple dans le domaine de la lutte contre la lèpre. Notre stratégie mère-enfant est également très bien ciblée et perçue partout. Nos actions ont vraiment du sens, il n’y a qu’à voir d’ailleurs l’intérêt manifesté par certains grands bailleurs de fonds… Comme rien n’est parfait, je pense néanmoins que nous avons besoin de mieux formaliser nos processus. Je compte en tous cas faire rapidement le tour de tous nos établissements pour mieux comprendre leur rôle, leurs défis, leurs difficultés. Je commence par la Côte d’Ivoire en mars !
Comment agir avec nous ?