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Au même titre que lors des opérations Chardon*, nos secouristes sont désormais mobilisés sur des transferts de patients par voie aérienne, depuis les Antilles jusqu’à la Métropole. Plusieurs d’entre eux ont participé à ces différentes missions baptisées « Hippocampe ».

« C’est un médecin du SAMU qui coordonne l’ensemble », souligne Louis Motte, responsable de l’UDIOM75. À tour de rôle, aux côtés d’autres Associations Agréées de Sécurité Civile (AASC), comme la Protection Civile et la Croix-Rouge française, nos secouristes sont impliqués dans ces missions loin d’être ordinaires.

Début septembre, une dizaine de missions Hippocampe a déjà été réalisée. Chaque mission dure trois jours. Des secouristes de l’UDIOM75, 92, et 59, ont pris part à chacune d’entre elles. Les secouristes (bénévoles) de l’UDIOM75, Pierre-Yves et Claire ont participé à Hippocampe 2 : une expérience inoubliable selon eux !

De la logistique et du brancardage

Pour mener ce projet, le SAMU de Paris est passé par la compagnie aérienne Air Caraïbes. « Il a donc fallu transformer un avion civil, un A350, en evasan (NDLR : évacuation sanitaire) : chargement du matériel médical à Orly, réaménagement des zones d’accueil intérieures, création d’un sas pour se changerObjectif : avoir 6 salles de réanimation volantes ! », explique Pierre-Yves.

Une fois arrivé à destination, il a fallu transférer les patients puis les installer dans l’avion, et inversement à Paris. Brancarder dans un espace aussi réduit représentait un second challenge pour nos secouristes. Les patients étaient, pour la plupart, en surpoids et dotés d’un équipement médical, notamment respiratoire, très lourd. « Nous étions au moins 7 par malade, se souvient Pierre-Yves. Deux devant, deux derrière et trois dessous, selon la technique dite de « la tortue », tout en travaillant en équipement de protection individuelle complet (…) ».

Secourisme Missions Hippocampe 2

Pendant le vol de retour, nos bénévoles sont restés à la disposition du personnel soignant constitué d’un médecin-chef, de 3 médecins-urgentistes et de 6 infirmiers anesthésistes, pour d’éventuels soins.

Vigilance extrême sur l’oxygène et l’électricité

La capacité d’approvisionnement en oxygène et électricité représentait le défi majeur qui a passionné nos secouristes. Claire détaille : « Nous avons rapatrié 6 patients. Le but était d’augmenter ce nombre pour les vols suivants. Les médecins et ingénieurs (…)  calculaient comment faire pour monter à 8, voire à 10, malades. »

Mission accomplie, en tout cas en ce qui concerne Hippocampe 2 : « L’enjeu de ce vol était important, car c’était un projet pilote avec de nombreux réglages à réaliser » explique Claire.  « Notre vol s’est très bien déroulé et de nouvelles évacuations avec le SAMU de Paris ont pu être menées à bien depuis, avec des patients supplémentaires… et d’autres secouristes de l’Ordre de Malte France ! »

Secourisme Missions Hippocampe 3

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