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Le docteur Anne-Marie Wargnier et le cadre de santé Jean-Christophe Slama travaillent tous les deux à la Maison Saint Jean à Nice. Dans cet EHPAD, ils accompagnent au quotidien 80 personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

 

L'Ordre de Malte France a fait le choix d'une approche non médicamenteuse dans ses EHPAD. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste cette thérapie et comment elle se déroule au quotidien ?

 

Une approche non médicamenteuse n'est pas une thérapie mais au contraire une "anti-thérapie"; tout commence par un allègement médicamenteux doublé d'une période d'observation variable suivant les individus, de la part de tous les intervenants de l'EHPAD.


Avant de mettre en place toute stratégie d'accompagnement encore faut-il avoir pallié à tous les besoins physiologiques fondamentaux du résident : c'est l'objectif du projet de soins et de vie individualisé. Celui-ci tient compte de ses goûts alimentaires, de ses habitudes de vie, de ses centres d'intérêts antérieurs...

 

Quel est le bénéfice retiré pour le malade ? Cette approche permet-elle de faire évoluer le regard que l'on porte sur lui, notamment en lui rendant un peu de dignité et en lui permettant d'être reconnu dans ses capacités ?

 

Les troubles du comportement inhérents aux phases évoluées de la maladie d'Alzheimer trouvent le plus souvent leur origine dans l'anxiété et l'angoisse éprouvées par le patient du fait de la désorientation totale et des troubles majeurs de la communication verbale. L'essentiel de la prise en charge non médicamenteuse vise donc à soulager ces symptômes en recréant des repères simples, rassurants et un lien social avec les autres résidents et leurs familles.


L'accompagnement Snoezelen occupe une place prépondérante dans notre stratégie non médicamenteuse : c'est une autre manière de recréer du bien-être, des temps d'apaisements et de détente au sein d'un espace multi sensoriel favorisant la communication non verbale et l'expression de soi pour le résident et les proches qui en font la demande.

Quelque place accordez-vous aux proches et aux familles des malades ?

 

Le maintien des liens familiaux est primordial. Notre rôle est d'offrir à l'entourage familial une grande disponibilité d'écoute et de donner des informations et des réponses sur la maladie et son évolution. Tout ceci dans une démarche rassurante qui leur permet un autre regard sur leur parent.


Les résidents passent l'essentiel de leur journée dans les salons et parties communes, les chambres n'étant réservées qu'au temps de repos. De ce fait l'ambiance des unités de vie est familiale, chaleureuse et conviviale. Les familles s'y rencontrent et s'y racontent... une vraie façon de recréer du lien social.

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