Le siège à l’heure de l’international

Lors de la semaine du 27 novembre au vendredi 1er décembre, La direction Hospitalière Internationale a organisé, en liaison avec le cabinet de la présidence de l’Ordre de Malte France, son séminaire annuel qui regroupe directeurs et médecins-chefs de nos établissements hospitaliers à l’étranger.

À l’instar de l’année passée, une journée a été consacrée aux échanges avec nos ambassadeurs francophones. Ce, désormais, traditionnel rendez-vous a été réhaussé par la présence de son excellence Riccardo PATERNO di MONTECUPO, Grand Chancelier et par celle de Fra’ Alessandro de FRANCISCIS, Grand Hospitalier de l’Ordre Souverain de Malte. » Pour en venir plus spécifiquement à notre présence en Afrique, je saisis cette occasion pour vous exprimer ma profonde reconnaissance pour votre engagement personnel et votre disponibilité à servir l’Ordre en votre qualité d’ambassadeurs en faveur des plus démunis sur le continent africain, ainsi que ma gratitude personnelle pour avoir toujours maintenu des contacts étroits et réguliers avec le ministère des Affaires étrangères. Nous vous en sommes tous très reconnaissants« , ajoute Riccardo Paternò di Montecupo, Grand Chancelier de l’Ordre Souverain Militaire de Malte.« Une des spécificités de notre Ordre est son agilité ! Depuis sa création nous avons su innover pour gagner en efficacité. De l’Hôpital du Bienheureux Gérard et de ses premiers confrères aux projets contemporains, les cliniques mobiles sont une bonne illustration de notre capacité à innover et à être agiles pour être là où les autres ne vont pas », a précisé, lors de son intervention, Fra’ Alessandro de FRANCISCIS.Désireux d’inscrire les débats dans le contexte international dans lequel agit l’Ordre, le Président de l’Ordre de Malte France a sollicité l’intervention de monsieur Thierry de Montbrial (président de l’Institut français des relations internationales) et de celle du général Clément-Bollée pour un focus sur l’évolution de la situation en Afrique. Eclairées par les visions du Grand Chancelier et du Grand Hospitalier, deux tables rondes se sont tenues, l’une sur le rôle des ambassadeurs et l’autre sur l’éthique. Elles ont toutes deux donné lieu à de nombreux échanges dans la salle.« Cette journée annuelle est une occasion de rapprocher directeurs et ambassadeurs pour qu’ils puissent, par une meilleure connaissance de leurs attributions respectives, poursuivre les efforts de rayonnement de l’Ordre de Malte dans les pays dans lesquels nous sommes présents », ajoute Thierry Lion, le directeur hospitalier international.

Les directeurs et médecins-chefs ont pu échanger au cours des quatre autres journées qui leur étaient dédiées

« L’objectif est d’informer nos directeurs et médecins chefs sur des thématiques de projets, administration hospitalière, éthique, communication, juridique et informatique. L’idée est également de s’appuyer sur des échanges concrets de « bonnes pratiques » en faisant intervenir les participants sur une thématique précise rencontrée par tous » résume Thierry Lion. « Enfin, cette année nous souhaitons donner la parole aux acteurs de terrain, et à cette fin l’équipe Communication a réalisé un interview de chacun de nos directeurs »

Déroulement

Présentations des différentes directions du Siège, témoignages des directeurs et médecins-chefs en binôme par établissement et sur des thèmes différents, entretiens avec les équipes de la gestion hospitalière, point sur les structures soutenues, les finances et la sécurité… les participants n’ont pas chômé ! « L’idée, c’était vraiment de les écouter mais aussi de leur donner les outils utiles pour réaliser leur mission », détaille Thierry Lion.

Qu’en ont-ils pensé ?

« Au Siège, vous avez vos problématiques. Echanger nous permet de mieux les comprendre et inversement je pense ! On dirige tous des hôpitaux très différents mais les problématiques restent les mêmes » Henri de Dinechin, directeur de l’hôpital Saint Jean-Baptiste (Côte d’Ivoire)
« C’était la deuxième fois que je venais. J’en repars avec des idées « péchées » ça et là, que nous allons essayer d’appliquer sur notre terrain, en les adaptant à nos réalités. On va sortir le maximum de cette réunion ! » Kypepala Ouattara, médecin-chef de l’hôpital Saint Jean-Baptiste (Côte d’Ivoire)
« L’importance de la semaine des directeurs, c’est le partage, les conférences, ça me permet de voir, d’avoir un plus par rapport à ce que l’autre fait » Sœur Joséphine, directrice du centre de santé de Mokolo (Cameroun).
« Ce grand moment d’échange et de partage nous permet de nous remettre en question et d’améliorer un certain nombre de choses, pour le bien de nos patients. Ces rencontres avec la DHI nous galvanisent un peu ! On se dit que nos préoccupations sont prises en compte et qu’on est intégrés dans les maillons des décisions. C’est une marque de reconnaissance très motivante aussi pour le personnel sur le terrain ». Collince Tchakounte, médecin-chef de l’hôpital Saint Jean de Malte (Cameroun)
« Le plus intéressant ? Le partage sur des actions qu’on aurait pu faire mais aussi sur des actions dont vous n’auriez jamais imaginer que vous pourriez les mettre en place. On s’aperçoit que les autres ont réussi et c’est un exemple ». Diane Pamart, directrice du centre de santé Saint Jean de Malte (Burkina Faso) et du centre de formation et d’action de secours.
« C’était ma deuxième participation. Il y a eu des petits changements par rapport à l’année dernière. Par exemple, le fait que nous puissions, nous aussi, intervenir a été très intéressant. Nous avons des choses à partager, en particulier nos problèmes, parce que on se rend compte qu’on a les mêmes, en particulier la gestion des ressources humaines, qui nous prend beaucoup de temps ». Michaël Chauveau, directeur du Centre de santé Saint Kisito (Congo)

 

 

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