Trois questions à… Frédérick Fabry, qui a rejoint l’Ordre de Malte France en tant Directeur Général début janvier.
Diplôme d’une école de commerce en poche, j’ai commencé à travailler dans un cabinet d’audit. J’ai vite eu envie de vivre autre chose… Je me suis marié et, dans la foulée, nous sommes partis pendant un an, ma femme et moi, avec Enfants du Mékong pour une mission de volontariat auprès des Karens, une ethnie vivant dans le nord-ouest de la Thaïlande. Cette expérience inoubliable à tous points de vue – notamment pour apprendre à mieux se connaître soi-même – m’a libéré et donné le goût d’entreprendre : de retour en France, j’ai co-fondé « Economie matin », un hebdomadaire économique gratuit. Par la suite, j’ai rejoint un groupe dans le domaine de la formation aux métiers de santé, en vue de le développer tant en France qu’à l’étranger. En une dizaine d’années, cette PME familiale s’est implantée dans plusieurs villes françaises, puis en Espagne et Italie, et en Amérique du Sud pour compter jusqu’à 30 000 étudiants : une autre aventure humaine et professionnelle intense et très intéressante !
Après 12 ans passés dans ce groupe, je souhaitais redonner du sens au-delà du ‘business’ pur. Le discernement a été long, presque une année pendant laquelle je me demandais où le Seigneur m’attendait. Il m’a répondu par de petits signes d’abord que je n’ai pas entendu, puis d’autres plus marquants, notamment à la suite d’une retraite. La connexion avec l’OMF, que je ne connaissais pas particulièrement pour tout vous avouer, s’est finalement réalisée en août dernier. Ce qui m’a attiré ? L’héritage historique de la Maison, sa vocation qui s’inscrit pleinement dans l’Evangile, la variété de ses métiers, et son rayonnement international.
J’ai déjà beaucoup à dire ! D’abord que j’ai été très bien accueilli : merci à tous. Ensuite l’œuvre est incroyable, multiple, riche… et passionnante. Parallèlement, le monde évolue et nous confronte à des défis nouveaux. Il y a un travail de réflexion à mener autour de cette phase d’ajustement qu’il faut bien aborder. Nous avons aussi de belles perspectives avec CAP25, de beaux projets, qu’il faut professionnaliser et rationaliser : les partenaires, mécènes, donateurs et bénévoles se feront plus rares si nous ne sommes pas au niveau attendu.
On retrouve aussi parfois le poids de l’histoire dans une forme d’inertie pesante qui peut créer des tensions au sein de l’association. Dès aujourd’hui, nous sommes pleinement engagés avec Charles, le Comex, et le Codir pour qu’ensemble nous arrivions à libérer les énergies, le sens de l’initiative et de l’audace de tous ceux – salariés et bénévoles – qui travaillent pour l’OMF et dont l’engagement m’a tout de suite frappé. C’est très motivant !
Comment agir avec nous ?