Après Brigitte Taverne, dont nous vous avons parlé dans le dernier numéro, c’est au tour de Philippe Escure-Delpeuch de faire ses adieux aux Maisons Saint Jean de Malte et Saint Jean de Jérusalem à Rochefort, qu’il a intégrées en 1990, et de témoigner pour notre journal interne. Une page se tourne donc là aussi, avec son départ à la retraite le 31 janvier. Merci pour tout, Philippe, et bon vent !
« Ma vie professionnelle ? Jusqu’en 1997, j’ai été cadre comptable de l’établissement (j’étais seul à l’époque), après un parcours un peu… atypique : 2 ans comme guide touristique dans le Cognac, puis 5 ans comme employé de banque. A l’ouverture du Centre Saint Jean (aujourd’hui Maison Saint Jean de Malte) en 1997, j’ai été nommé directeur adjoint des deux structures, puis directeur en 2008.
Mes premières missions à ce poste ? Relancer le projet de construction de la MAS Saint Jean de Jérusalem qui était à l’arrêt, mener les premières évaluations internes, etc. !
Ce qui m’a vraiment plu pendant toutes ces années ? La dimension sociale de mon travail, les relations avec les salariés et les résidents, le travail en réseau, et la découverte du monde du handicap. Une expérience extraordinaire, en termes de rencontres et d’actions à mener ! Pouvoir prendre des décisions au profit des personnes sans être déterminé par un souci de rentabilité, c’est un luxe incroyable. Je ne devais pas « faire » de l’argent mais optimiser celui qui nous était versé, pour améliorer le quotidien, et donc la qualité de l’accompagnement des résidents. Je voudrais en profiter pour saluer l’autonomie et la confiance accordées et jamais démenties par ma direction directe et les services du siège, condition indispensable pour pouvoir exprimer le meilleur de soi-même… et rester 32 ans au même endroit ! Merci ! L’association s’est considérablement professionnalisée au fil des années et est plus présente sur les dossiers du numérique de la gestion, la communication… mais sans tomber dans le travers du centralisme, qui serait fâcheux pour nos établissements. Dans les évènements marquants, je conserve un souvenir particulier et personnel de la soirée caritative « la part des anges » en 2011 qui se tenait à Cognac (je suis cognaçais de naissance) au bénéfice de la maison…
Ce que je retire de toutes ces années ? Qu’on peut conduire des projets exigeants, parfois imposés, en y insufflant assez d’humanité pour qu’ils s’incarnent dans un accompagnement digne et respectueux des personnes elles-mêmes et pas seulement de leurs droits. Je pars fier du travail accompli. Mais c’est une fonction qui enseigne l ’humilité. L’écoute et la bienveillance sont bien sûr indispensables quand on accompagne des personnes handicapées, qui attendent de vous des décisions justes, en accord avec ce qu’elles veulent vivre…
Mon successeur ? Frédéric Decamps. Il est arrivé le 9 janvier, ce qui me permet de le présenter aux résidents, au personnel et à nos partenaires. Je lui laisse un dossier important : la finalisation de notre certification Handéo pour le poly-handicap. Il faudra bien sûr en parler dans le Nouvel Echo (rires) ! »
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