Reine, un golden-retriever dressé tout spécialement depuis deux ans pour tenir compagnie aux personnes âgées, est arrivée dans l’établissement le 16 mai dernier. Objectif : agrémenter la vie des résidents et les stimuler.
Tout est parti de la motivation de Margaux Petit, infirmière, et d’Elodie Millien, aide médico-psychologique, convaincues des bienfaits de la médiation animale. Elles ont monté un dossier auprès de l’association Handi’Chiens, spécialisée dans le dressage, ont obtenu unaccord et se sont beaucoup investies : fin avril, elles ont passé une semaine de formation avec Handi’Chiens, puis ont pris Reine chacune une semaine à leur domicile. Début mai, elles ont commencé à communiquer dans l’établissement pour annoncer son arrivée : affiches avec photos, consignes aux familles, article sur l’application Illiwap qui permet de tenir les proches au courant du quotidien de l’établissement, etc. « Mais nous ne commencerons vraiment la médiation animale qu’en septembre prochain, explique Margaux. Reine doit s’habituer aux locaux, aux salariés et aux résidents, notamment ceux des unités protégées. Pour l’instant, le programme, c’est câlinage, petits jeux, moments de toilettage avec les résidents. Ils la réclament beaucoup d’ailleurs et elle aime monter sur leurs genoux pour être caressée. Evidemment, tout n’est pas toujours que positif, la présence de Reine leur rappelle parfois les chiens qu’ils ont perdus mais, dans l’ensemble, ils sont contents de savoir qu’ils vont de nouveau pouvoir s’occuper d’un animal. Et elle a déjà obtenu de beaux résultats, je pense à un monsieur un peu fermé, qui ne rit jamais : depuis qu’elle est arrivée, il s’est complètement ouvert. C’est drôle d’ailleurs, dès que la chienne le voit, elle se précipite vers lui ! »
Et la médiation animale, en quoi consistera-t-elle ? Margaux réfléchit : « C’est à nous de l’inventer, au fil des jours. Par exemple, on pourra faire des jeux, des marches en double laisse, des parcours de psychomotricité, pour stimuler les résidents. Certains nous accompagneront chez le vétérinaire pour suivre en particulier son poids : c’est très important qu’elle reste « mince ». Des activités en lien pourront aussi être lancées, comme la fabrication de friandises pour chien avec les résidents des unités protégées. Bref, les possibilités sont nombreuses ! »
Cette initiative s’est concrétisée grâce à la générosité de nos donateurs, mobilisés sur le sujet grâce à un « Défi Malte ».
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