Du 5 au 13 décembre, le professeur Francis Chaise et Karl de Mandat-Grancey, ambassadeur de l’Ordre Souverain de Malte en Mauritanie, se sont rendus sur place, pour la deuxième fois en un an, afin de développer les actions et projets de l’Ordre de Malte.
Leur séjour a été marqué par des rencontres avec les autorités locales, notamment le ministre de la Santé, le médecin général directeur du service de santé des forces armées, le directeur du Centre Hospitalier National (CHN) de Nouakchott, la direction de l’Hôpital Militaire, Mgr Harpe, évêque de Nouakchott…
Ces réunions, auxquelles était également présent Laurent Audouin, responsable et formateur des secouristes de la Direction Internationale de l’OMF sur place, ont permis de valider le projet de formation des ambulanciers et secouristes. Et une nouvelle convention OMF /ministère de la Santé a été signée sur la prise en charge dans le dispensaire Arafat, rénové par notre association, des patients présentant des plaies liées à des brûlures. Le Pr Chaise et Monsieur l’Ambassadeur Karl de Mandat-Grancey l’ont d’ailleurs visité le 10 décembre.
Le Pr Chaise a reçu en consultation au CHN 48 malades (brûlures graves, lésions traumatiques, lèpre) et opéré 9 patients, dont plusieurs enfants. Même démarche ensuite à l’Hôpital Militaire, où il a reçu 15 patients présentant des lésions acquises ou congénitales des mains et opéré une personne.
« Nous avons terminé notre séjour par une réunion de travail avec le conseiller d’ambassade, explique l’Ambassadeur Karl de Mandat-Grancey, et décidé que, compte tenu du nombre de patients et des contraintes protocolaires, une mission en mars ou avril 2022 sera nécessaire, et sans doute encore une autre avant la fin de l’année ». Une dizaine de patients présentant des séquelles de brûlures a déjà été sélectionnée et sera préparée pour la chirurgie. « Nos interlocuteurs locaux voudraient aussi avancer sur le projet de mise en place d’un SAMU, pour lequel ils sollicitent nos conseils. En tous cas, cette mission a à nouveau souligné nos bonnes relations avec nos partenaires mauritaniens, civils et militaires, et l’intérêt, étant donné le recul du nombre de nouveaux cas de lèpre sur le territoire, de la reconversion progressive des activités (sans oublier pour cela la lèpre) vers le traitement des séquelles de brûlures. Les autorités sanitaires sont demandeuses d’une aide dans ce domaine complexe », conclut le Pr Chaise.
Comment agir avec nous ?