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En raison de la crise sanitaire, la quête nationale qui devait clore la Semaine nationale des personnes handicapées physiques en mars dernier a été reportée aux 10 et 11 octobre 2020. Découvrez les témoignages de deux soignantes de la MAS Saint-Jean à Paris et rejoignez dès maintenant nos équipes de quêteurs ! Nous comptons sur vous.

Comment vous êtes-vous orientées vers les métiers que vous exercez aujourd’hui ?

Camille Morgant : Je suis aide-soignante depuis 4 ans et je travaille à la MAS depuis l’obtention de mon diplôme. J’ai toujours voulu travailler dans la santé. Et je suis très heureuse car c’est un métier tourné vers les autres.

Audrey Lamarre : Je suis aide médico-psychologique depuis 6 ans et je travaille à la MAS depuis 3 ans. J’ai travaillé dans divers endroits avant de me tourner vers le médico-social. Et puis, en travaillant notamment à l’hôpital, j’ai été de plus en plus intéressée par le rapport aux autres, et j’ai découvert la formation d’aide médico-psychologique.

Pouvez-vous décrire votre quotidien de soignantes à la MAS ?

CM : Mes journées commencent un peu après 7h. Je suis rattachée à un étage fixe, le 4e. Je fais d’abord le point avec l’infirmière. Puis, je dois veiller au bon ordre des choses et je me charge de préparer le petit-déjeuner, d’y assister les résidents et ensuite de les accompagner à la toilette. La toilette, c’est vraiment un moment d’échanges, un moment particulier où on  apprend à mieux les connaître.  

AL : Je viens en renfort dans les étages considérés comme « lourds ». Je commence après 8h, après les petits déjeuners. J’échange alors avec mes collègues et je passe aux toilettes (à raison de 3 ou 4 toilettes de 9h à 12h).

CM : Ensuite, il y a le repas où on déjeune avec les résidents, on les aide. C’est un moment convivial. L’après-midi, on aime bien organiser des activités pour les résidents : on fait les fêtes d’anniversaire, on regarde des films, on va à la piscine*, à des conférences, des concerts, etc. Ensuite, il y a le rangement des chambres, des étages, etc.

AL : À 17h, on commence les couchers thérapeutiques [des résidents qui ont des besoins spécifiques] avant de poursuivre avec le repas du soir, où il y a moins de résidents, car certains restent alors dans leurs chambres et ne viennent pas dans la salle commune. Et je termine à 21h15. On a des grosses journées.

Quels liens avez-vous tissés au fil du temps avec les résidents ?

CM : C’est impossible de ne pas s’attacher aux résidents. Pour certains résidents, nous sommes comme leur famille.

AL : La distance professionnelle, ça n’existe pas. Plusieurs résidents nous confient leur vie privée et nous sommes très à l’écoute.

Qu’est-ce qui est le plus enrichissant dans votre métier ?

CM : Les résidents sont des personnes comme nous. Beaucoup ont eu une vie avant [d’être atteints d’un ou plusieurs handicaps]. C’est ce qu’ils aiment avec nous : on les considère comme tout le monde. En tout cas, on ne s’ennuie pas. On rit beaucoup. Chaque jour est différent et on assiste à de belles leçons de vie : on apprend beaucoup des résidents.

AL : Un jour, un résident m’a dit « Quand on est avec vous, on oublie qu’on est handicapé ». Et ça, ça donne une vraie motivation !

Un message particulier à faire passer sur le handicap ?

AL : Tout le matériel qui sert à améliorer et faciliter l’autonomie coûte très cher. Malgré les aides, il y a beaucoup d’à-côtés : fauteuil, hébergement, téléphone adapté, ordinateur spécial, aide aux repas… 

CM : Quand une personne ne souffrant d’aucun handicap part en voyage une semaine dans le sud, cela coûte 1500 €. Pour une personne handicapée, cela coûte 6000 €. La France a un gros problème avec le handicap. Quand on veut organiser une activité ou un séjour à l’extérieur pour les résidents, il y a un gros travail de repérage,  de préparation logistique, etc.

 

Cette année, les dons collectés pendant la SNPHP permettront de financer des équipements plus adaptés au confort quotidien des résidents. Par exemple : des rails de transfert permettant aux soignants d’assurer des déplacements en toute sécurité.

Camille Morgant : Les rails de transfert, ça nous changerait la vie. Il arrive que des résidents se prennent les pieds dans le lève-personne, qui donne d’ailleurs l’impression de voler en l’air, ce qui n’est pas rassurant. Alors que les rails assurent une sécurité, ils nous évitent le mal de dos et assurent un meilleur accompagnement des résidents.

Audrey Lamarre : Cela nous économiserait beaucoup de moments où on se retrouve à pousser, tirer, tourner, etc. J’ai travaillé pendant un temps dans un centre de rééducation où il y avait des rails. Parfois, c’était les résidents eux-mêmes qui se positionnaient grâce aux rails. Autre avantage des rails, le verticalisateur demande un effort aux résidents. Et souvent en fin de journée, ils n’ont plus de force dans les jambes. Les rails éviteraient ce genre de situation.

Vos dons permettront aussi aux résidents de continuer à participer à des voyages, excursions ou pèlerinages.

 

Coup de projecteur sur les résidents de la Mas de Paris

melissa aiboud

Mélissa Aiboud réside à la MAS depuis 2009. Pour elle, les rails de transfert lui permettraient d’être plus en confiance quand les soignants doivent la déplacer d’un point à l’autre. « Quand je suis fatiguée, j’ai peur de tomber avec le verticalisateur », confie t-elle.

gael morice

Gaël Morice réside à la MAS depuis 2 ans. Pour lui « les rails de transfert amélioreraient [le] quotidien [des résidents]. Sans ça, les soignants sont gênés pour nous manipuler ».


* Grâce aux dons collectés en 2019, la MAS de Paris a pu financer l’achat d’un nouvel appareil de transfert pour faciliter l’accès des résidents, mais aussi le travail des soignants, à la piscine de l’établissement.

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